Je cherche du travail. C’est urgent. J’en appelle à vos réseaux.

Mot-clef du jour : « probleme? »

Note préliminaire : Je sais que j’ai tendance à forcir le trait, et à abuser d’un langage peu châtié pour le plaisir. Aujourd’hui, urgence signifie urgence, misère veut dire misère, et le merdier est bien le merdier. Donc, pour ceux qui ont l’habitude de prendre tout au premier degré, ne changez rien : c’en est.

La situation :
Pour des raisons trop longues (et agaçantes) à expliquer, mon conjoint se retrouve à partir de ce mois-ci sans revenus. Moi, je n’ai pas les moyens de faire vivre seule ma famille.
Pour des raisons encore plus longues (et tout aussi agaçantes) à détailler, la bande dessinée, en ce moment, ne signe quasiment pas de nouveautés.
Une personne, qui devait me faire travailler dans la presse, a rompu son accord de principe il y a quelques mois, ce qui fait que je ne dispose, actuellement, que de la dite bd pour survivre.
Ça fait longtemps que nous sommes pauvres. Nous vivions avec, satisfaits par d’autres aspects de nos existences, tout en envisageant une diversification professionnelle (dans l’écriture d’animation en ce qui me concerne) pour laquelle nous pensions avoir une petite année devant nous. Aujourd’hui, sans crier gare, notre situation franchit la barre du catastrophique. Catastrophique étant à prendre dans le sens : « c’est pas qu’on risque de devoir se serrer la ceinture, c’est qu’on risque d’être à la rue ».

Ce que je recherche :
Du TAF.
Du taf PAYE.
Des pistes CONCRETES.
Dans le REDACTIONNEL.
Dans les domaines où j’ai de l’expérience :

  • Bande dessinée (tout public, tout genre)
  • Adaptations (tout support)
  • Romans ou essais de commande (y compris collectifs)
  • Communication, institutionnel, communiqués de presse
  • Journalisme (scientifique ou culturel essentiellement)
  • Audiovisuel (prises de vues réelles ou animation)
  • Modération de forum

Dans ceux dans lesquels j’ai des compétences :

  • Traduction anglais → français (anglais scientifique possible)
  • Rédaction de catalogue
  • etc…

Mon CV est en ligne.
Je suis mobile tant que c’est financièrement rentable (je collabore pour l’instant avec des gens sur Paris, mais aussi avec le Nord et la Lorraine). Je travaille vite et bien, et je m’adapte extrêmement facilement aux nouveaux environnements.
Mon seul impératif, à ce jour, est de travailler en freelance, en télétravail ou en mission.

Mon conjoint cherche, lui aussi, du boulot en tant qu’acteur, réalisateur, scénariste.

Ce que je ne recherche pas :
Des considérations profondes, dans les commentaires, sur la situation de la bd, le statut de freelance, celui d’auteur ou celui d’artiste, la crise, la gauche, la droite… Des supers anecdotes en rapport avec ce qui m’arrive.
Des messages de sympathie. C’est gentil, mais c’est pas le lieu.
Des conseils évidents (Tu as pensé à demander à tes éditeurs s’ils avaient des commandes ? Tu as appelé Pôle Emploi ? Tu as contacté des agences d’intérim/de comm’ ? T’as pas droit au RSA ? Ta famille peut pas t’aider ? Et le crowfunding ? Et l’auto-édition ?). Partez du principe que si l’idée est logique, je l’ai déjà eue.
Des plans de merde : boulot gratuit (hors test évidemment) ou payé uniquement sur bénéfices, lien vers une obscure association ouverte aux gens dans mon cas qui se regroupent pour refaire le monde sans trouver de boulot vu qu’ils en oublient de chercher, idées surréalistes (« La petite cousine par alliance de mon beau-père est balayeuse chez EuropaCorp, elle peut peut-être te présenter des gens ? »), réseaux à la légalité douteuse…

En très clair et prosaïque : le but de cette note est de contribuer à me sauver la mise, pas de meubler mon temps libre.

Vous êtes évidemment autorisés, voir vivement conviés, à faire tourner ce message et le CV associé. L’onglet « contact » est en haut à droite de cette page.

Mes excuses pour mon ton particulièrement abrupt. Promis, je serai drôle un autre jour.

Et, bien entendu, je vous remercie sincèrement pour votre aide.

Isabelle.

15 trucs dits au sujet de “Je cherche du travail. C’est urgent. J’en appelle à vos réseaux.

  1. Grégory

    Bonjour,
    Je viens de voir votre annonce.
    Je recherche des comédiens pour plusieurs dates en novembre pour de l’événementiel. Si vous ou votre conjoint avez l’habitude de prestations de type théâtre de l’invisible en entreprise il me reste quelques disponibilités pour un casting que nous organisons le 24 et 25/09 à Paris dans l’après midi.
    Contactez moi sur le mail laissé pour que je vous donne plus d’infos.
    Bon courage !
    Grégory

    Répondre
  2. Renaud

    Quand on prétend bosser dans le rédactionnel on n’écrit pas en caps.
    Et sérieusement, du boulot y en a. Mais faut être moins exigeante. Bosse à McDo pendant quelques temps, et cherche mieux pendant ce temps.
    Là ton post fait le tour du net et tu es en train de te payer un vilain bad buzz.

    Répondre
    1. Isabelle Auteur de l’article

      Bonjour, salopard de luxe.

      1/ J’écris en capitales si je veux (par contre, je n’utilise pas de mots anglais pour faire ma kéké, ça compense)
      2/ MERCI, sans déconner, de me faire penser aux alternatives « petits boulots », j’y aurais jamais songé sans toi ! T’imagines, sans ton précieux conseil, j’aurais pu foutre mon gosse à la rue parce que je me juge trop bien pour MacDo ! Et il serait mort dans le froid, comme la petite fille aux allumettes, en regardant de son oeil morne de SDF, à travers les vitrines des brasseries chics, les riches qui mangent du foie gras à Noël (parce qu’eux ont su abaisser leurs prétentions quand ils étaient dans le besoin et économiser chaque sou, n’en doutons pas). Merci, merci, tu as peut-être sauvé la vie de mon fils ! Si jamais, un jour, t’as besoin d’un rein, appelle-moi.
      3/ Mon billet, en faisant le « tour du Net » (rien que ça… mazette !), m’a déjà donné des pistes intéressantes de travail. S’il fait le bad buzz auprès des abrutis, ça constituera une présélection qui m’évitera les mauvaises surprises.
      4/ Je t’emmerde. Pas assez pour t’ignorer, mais suffisamment pour t’expliquer que ta petite croisade contre ces flemmards de pauvres, tu peux la garder pour les vrais assistés.
      5/ Quand on a un minimum de décence et de courage, on ne s’attaque pas à des gens en position de faiblesse / quand on a un minimum de cerveau, on sait qu’une brève note de blog ne vous informe pas de toute la vie et de toutes les démarches de son posteur / quand on a un minimum de bon sens, on réalise que je n’ai pas besoin de la dite note pour chercher par moi-même un taf non qualifié / quand on a un minimum de vie, on ne la perd pas à vomir sa condescendance haineuse gratuitement.

      Comme tu es le second à me dire ce genre de chose, mais le premier à le faire de manière aussi puante, je ne vire pas ton message, et m’en sers pour répondre aux prochains enfoirés qui auront la mauvaise idée de venir me chier dans les bottes chez moi après avoir posé le cerveau. Mais si tu refous un orteil ici, ta prose dégage direct.
      Tiens, tu pourras rajouter ça au bad buzz : « méchante nazie qui censure ». Ah et aussi : « écrit en caps, et en plus so rude : c’est pas très scolaire, tout ça, ça me rend juste trop upset ».

      Répondre
    1. Isabelle Auteur de l’article

      Oui, en effet. Je connais plusieurs personnes qui se sont fait recaler en restauration rapide, notamment, et toutes avaient soit un gros diplôme, soit un gros CV. Et c’est vrai que quand je cherche « sous » mes compétences, j’ai parfois un peu l’impression de piquer la place à des gens moins qualifiés.
      Sans compter que, même si c’est plus le cas pour les cadres que dans ma situation, quand tu t’éloignes trop longtemps de ta branche ou de tes qualifications, tes futurs employeurs ne sont pas toujours impressionnés dans le bon sens. C’est fort triste, mais bon.

      Répondre
  3. Ping : Rappel | Isabelle Bauthian

Dire un truc.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *