Archives pour la catégorie Bandes dessinées

Alyssa – Recherches de couverture et récompenses

Mot-clef du jour : « femme se sert de son homme soumis comme carpette »

Eh, eh, eh… vous savez quoi ? Ce week-end, le tome 1 d’Alyssa a remporté le prix jeunesse du Conseil Général des Jeunes de l’Allier ET le prix La Montagne du meilleur scénario au festival BD de Moulins !

prix_moulins_alyssa

C’est-y-pas beau ?

Vous pouvez voir d’autres photos de l’événement sur le site du festival.

Mais, comme tout cela n’est pas une raison pour se reposer sur ses lauriers, notre fierté émue ne nous empêche pas de bosser sur la couverture du tome 2. Les auteurs de bd sont des héros méconnus.

Versipelle (Bauthian/Ott/Akileos) – C’est parti !

Mot-clef du jour : « illusion d’optique avec phrases »

Loupversipelle

Mon père était Gunnulf, le meneur de loups. Ma mère Fýri, la louve brune.
Quand je suis né, petit humain fragile de la portée, mon père m’a appelé Sigfred, en hommage au grand héros, espérant que l’illustre patronyme me donnerait un peu de sa force.
Je suis resté chétif mais, aujourd’hui orphelin, c’est moi qui deviens le chef de meute. C’est moi qui vais mener mes frères, mes cousins et mes amis à la poursuite du meurtrier de mon père, à la recherche de la peau qu’il lui a volée. La peau enchantée du versipelle, qui permet à chacun de se transformer mais que seuls les sorciers savent utiliser à bon escient.
Je suis chétif, mais la meute m’accompagne, ainsi que Randi, la seule fille du village qui ne nous craint pas. Et mon sang mêlé fait de moi un vrai loup, qui n’abandonnera jamais la traque de l’usurpateur.

Ca pète ou pas ?

Vous l’attendiez (nous l’attendions), la voici : ma nouvelle collaboration avec Anne-Catherine Ott, avec qui j’ai commis les trois tomes de Havre, chez Ankama.
Notre nouvelle série s’appelle Versipelle. A la croisée de la fantaisie et du fantastique, c’est un conte noir pour adultes qui inscrit la vieille légende auvergnate du meneur de loups dans un univers scandinave. Elle sortira en deux tomes aux belles éditions Akileos.
Et voici les premières planches :

Je donnerai évidemment des nouvelles de la réalisation du livre ici. Et, même si les deux séries seront bien différentes, j’espère que les retours seront aussi enthousiasmants que sur Havre.

Restez à l’écoute !

Tout nouveau, tout beau

Mot-clef du jour : « OLIE JAMBE MATURE »

Comme l’auront peut-être constaté les quelques égarés qui rappliquent sur ce blog même quand aucune nouvelle note n’y est postée, on a un peu tout cassé. Il faut dire qu’au bout d’un moment, le design des années 2003, ça a son charme, mais ça ne fait pas trop à la pointe de la modernité (et vous savez comme je tiens à être à la pointe de la modernité : j’ai même un téléphone portable qui va sur Internet).

En attendant une prochaine note qui ne saurait tarder, qu’il me soit permit de remercier pour son bénévolat dévoué à mes exigences à la con la formidable et patiente Nuryko, qui a aussi réalisé le beau site de Un Fil, notre projet de film. Au passage, sachez que la demoiselle fait également ce genre de travail contre rétribution financière, donc n’hésitez pas à la contacter.

Et, puisque je suis là, permettez-moi de vous rappeler que Rebecca Morse poursuit sa tournée de dédicaces d’Alyssa (pensez à regarder la colonne de droite). Elle sera notamment ce vendredi au Salon du Livre de Paris, et le week-end au festival bd de Cluny.

A très vite pour de nouvelles aventures !

Pleine Lune (Bauthian/Saponti/Dargaud) – Sortie du tome 2

Mot-clef du jour : « pinis de garcon qui fait pipi »

Ce 21 février est sorti le tome 2 de Pleine Lune, et j’ai complètement oublié d’en parler.

Bon, j’ai quelques excuses, parce que, mine de rien :
– Le premier, malgré de fort bonnes critiques, s’est très mal vendu.
– En conséquence, ce second volume sera le dernier, alors qu’il devait y en avoir trois.
– Je suis très frustrée parce que, du coup, je n’ai pas pu m’écarter autant que je l’aurais souhaité des conventions du genre bit-lit, même si j’ai planté des pistes qui auraient dû être développées par la suite.
– A côté de ça, le tome 1 est en ce moment traduit en vue d’une exploitation numérique en Chine,
– et un éditeur américain s’est montré intéressé (même si j’y crois moyen).

Du coup, cette série est un étrange mélange de satisfactions et de frustrations, accompagné d’une incertitude totale vis-à-vis de son hypothétique futur.

Bref. Vous trouverez ici une première critique de ce tome.

Et là la très jolie bande annonce faite par le dessinateur, Luca Saponti :

J’espère que vous serez curieux de lire la suite des aventures de Koline et Aurèle.

Alyssa – Dédicaces à Angoulême !

Mot-clef du jour : « avis sur isabelle bauthian »

Hello lecteurs, hello lectrices, hello gens tombés ici par hasard, hello ceux que Google m’a ramenés parce qu’ils cherchaient des critiques d’Alyssa avant d’acheter l’album (elles sont bonnes, allez-y).

Comme vous l’aurez peut-être constaté, quelques dates de dédicaces d’Alyssa sont venues s’insérer dans la colonne de gauche de ce site. Notamment, à partir de demain, Rebecca et moi seront au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, toutes fraîches et pimpantes (enfin, dans la mesure du possible : Rebecca fait les 24h de la BD et moi j’ai deux gamins en bas âge malades).

Vous pourrez donc nous rencontrer :
– sur le stand Soleil, le vendredi et le samedi, de 10h à 12h et de 16h à 18h (toutes les deux), le dimanche de 13h à 15h (Rebecca seule) pour signer nos beaux bouquins
– au quartier jeunesse (espace Ateliers), le jeudi, de 17h à 18h; pour parler de notre beau métier.

En ce qui me concerne, je serai également présente :
– le vendredi à 12h30 à la Salle Némo, pour intervenir aux côtés des représentants du SNAC suite à la projection du repartage Sous les Bulles
– le vendredi de 18h à 19h sur le stand de la Boîte à Bulles (Bulle des Indépendants)
– durant mon temps libre, arpentant les rues de la ville pour géocacher joyeusement.

On espère vous rencontrer en nombre !

Alyssa – Tome 1 dans les bacs !

Mot-clef du jour : « gag pour les toilettes »

Alyssa_tome1_sortie(J’ai à la fois l’air d’une ado et de ma grand-mère sur cette photo mais j’ai une excuse : je suis malade)

Le tome 1 d’Alyssa, « Un QI de génie », est sorti aujourd’hui aux éditions Soleil.
Les dessins sont de la fantastique Rebecca morse, les couleurs de la fabuleuse Virginie Blancher.

Alyssa_grande_litterature 
Alyssa_protection_rapprochee

 

(clic pour agrandir)

C’est ma première série d’humour, ça parle de vie collégienne, de petites gonzesses, de sciences, d’amour, d’intégration, de trucs de geeks, du fait de se sentir en décalage avec les autres et de la vie (rien que ça).
C’est destiné aux ados, alors offrez-la à vos enfants, à ceux de vos potes, à vos petites sœurs, petits frères, cousins et cousines.
Mais ça parle aussi aux adultes, alors achetez-la pour vous.

Et c’est le moment de vous signaler que Rebecca et moi serons à Angoulême pour signer l’album. Il devrait y avoir une distribution de badges à l’occasion (je visualise mal mais ça a l’air cool). On espère vous y croiser nombreux !

Appel à témoins -grossesse

Mot-clef du jour : « touche pas a mes toilette »

Hello amis, lecteurs, collègues, gens !

Comme vous le savez si vous suivez un peu (où si vous étiez là la semaine dernière), je suis en ce moment en train d’écrire un livre sur la grossesse.

L’idée de cet album est de suivre « l’aventure » d’un couple, Apoline et Guilhem, durant les neuf mois précédant l’arrivée de leur premier enfant, et de les confronter au décalage parfois… hum… très décalé entre l’idée qu’on se fait de la grossesse et la réalité.

Le truc, c’est que, si l’histoire principale est déjà posée, je souhaiterais l’émailler d’anecdotes racontées par des couples d’amis, la famille, des gens croisés au hasard de leurs pérégrinations, etc.
Et, comme je n’ai pas tout vécu moi-même et que j’ai une foi très relative en la crédibilité des forums Doctissimo, je fais appel à vos témoignages.

Je recherche donc des choses qui vous ont surpris, choqués, amusés, perturbés, énervés durant votre grossesse ou celle de votre compagne.
Par exemple, dans mon cas, cette femme croisée dans la salle d’attente du gynéco qui, alors que j’étais enceinte de 7 mois, me racontait par le menu ses fausses couches et son bébé mort à la naissance.
Ou cette personne qui, alors que j’avouais m’inquiéter pour mon physique, m’a rétorqué du tac au tac : « Han, je trouve ça MONSTRUEUX, ces femmes qui ont de telles considérations ! »
Ou cet euphémisme de « petites nausées du matin » pour désigner le fait de gerber sa race toute la journée, parfois en public et jusqu’à la bile.
Ou cette copine dont la péridurale n’a marché que d’un seul côté.
Ou celle à qui on avait sorti le traditionnel « vous avez le temps de venir si c’est le premier » et dont le gamin a commencé à sortir dans la voiture.
Ou les réflexions déplacées, condescendantes ou sexistes (amis papas, vous ne vous êtes jamais sentis exclus ?)
Ou les coups de flippe auxquels on n’est pas préparé.
Mais aussi des choses qui vous ont touchés, émus… du moment que ça vous a surpris.

Ces témoignages prendront la forme de gags en un dessin (type dessin de presse), ou Apoline ou Guilhem, perturbés par le « flou » dans lequel ils nagent, imaginent des situations surréalistes à partir de ces anecdotes.

Je ne garantis pas de tout utiliser (je garantis même de ne pas le faire), mais il y aura quand même pas mal de ces petits interludes, alors si vous voulez me faire partager vos témoignages, ça m’aiderait beaucoup.

Vous pouvez m’écrire via l’onglet « contact » du site. Evidemment, votre anonymat est garanti.

Je vous remercie chaleureusement d’avance… et n’hésitez pas à faire tourner !

Prochain bouquin dans les starting blocks

Mot-clef du jour : « bande dessinee gros penis gratuit »

J’ai un peu disparu ces dernières semaines (ces derniers mois). Je ne sais pas si je vous ai manqué, mais sachez que je reviens avec plusieurs nouvelles et quelques perspectives. Je ferai la semaine prochaine un post pour donner des nouvelles de Un Fil pour ceux qui ne suivent pas la page FaceBook (et, donc, ne méritent pas de nouvelles, mais je suis bien bonne (suivez la page FaceBook nom de dieu)). Je devrais aussi ne pas tarder à évoquer mon nouveau projet avec Anne-Catherine Ott, qui a connu quelques déboires mais devrait a priori se targuer d’une fin heureuse. Aussi mon premier roman. Enfin, ce que j’espère être mon premier roman. Et le premier tome d’Alyssa, qui sortira en janvier. L’avantage de ne pas poster pendant des plombes, c’est qu’on revient avec des choses à raconter.

Et voici déjà la première case de la première page de mon prochain album, dont je parlais dans cette note.
ABpreviewIl s’agit donc d’un livre qui parlera de cette délicieuse expérience qu’est la grossesse, vue à la fois à travers les points de vue féminin et masculin, de façon réaliste et humoristique, mais sans jamais sombrer dans la vulgarité, comme vous pouvez le constater, et puis vous me connaissez, hein, c’est pas mon genre.
Ça sortira aux éditions Delcourt, avec la talentueuse Maud Hopsie au dessin, et ça devrait s’appeler Je ne me suis jamais sentie aussi belle.

Pleine Lune – C’est la fin

Mot-clef du jour : « bd dargaud questionnement »

Je me rends compte que je dois écrire, depuis quelques mois déjà, une note pour vous tenir au courant de la suite de l’aventure Pleine Lune, car les nouvelles ne sont pas bonnes.
En effet, le tome 1 s’est très mal vendu. Plusieurs causes à cela, dont j’ai discuté avec l’éditeur et le dessinateur, et sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici. Sachez juste qu’en fait de trilogie, la série s’arrêtera au tome 2.
C’est la première fois que ce genre de chose m’arrive, il parait que l’immense majorité des auteurs passe par là, pas de raison que je sois épargnée. Malgré la déception, je suis contente des très bons retours critiques qu’a reçus le tome 1. Cette expérience a aussi été pour moi l’occasion de me pencher sur un genre que je n’aurais probablement pas abordé spontanément, d’apprendre à me fondre dans un « genre », justement, et de réaliser que je pouvais en tirer du positif, du personnel et un vrai fond. Ce fut formateur à défaut d’être satisfaisant au-delà d’un premier opus dont je suis très contente. Dommage que ce ne soit pas autre chose, du coup, qu’une « expérience », mais focalisons-nous sur le positif.
Il a été quelques temps question d’achever la série par une nouvelle en fin d’album. Mais j’ai finalement choisi d’y renoncer. Trop court pour conclure, juste assez long pour essaimer quelques nouvelles informations et sombrer dans la facilité avec portes entrouvertes, faux-suspenses et pistes jamais suivies jusqu’au bout. Telle quelle, l’histoire s’achève par trois petits points et une multitude de possibles, mais une moindre frustration.
Nous avons peut-être une piste pour faire revivre la série, mais elle est aussi belle que faiblement probable. Donc, en l’état actuel des choses, je vous l’annonce officiellement : le tome 2 de Pleine Lune sera le dernier.

Qu’en conclure de l’expérience My Major Company ?

Ben… Ca marche pas gégé, hein.

J’avais fait, quand j’ai accepté d’ouvrir la production du tome 1 au financement participatif, un petit topo pour répondre aux questions souvent entendues à propos du partenariat gros éditeurs/MMC. Comme souvent en bd, la polémique s’est éteinte aussi vite qu’elle s’est allumée et, comme prévu, les détracteurs les plus agressifs (qui prenaient beaucoup de place à côté de ceux qui exposaient de réelles inquiétudes) n’ont à aucun moment pris la peine de corriger leurs a priori à la lumière des faits que j’énonçais de l’intérieur.
Parce que j’apprécie moyen la tournure à la fois bâtarde et pas très honnête dans sa formulation qu’a rapidement pris MMC bd.
Parce que, soyons honnête, à la lumière de mon expérience et de celle de quelques collègues… ça ne marche pas, hein.
Et parce que les détracteurs avaient raison sur au moins deux points :
–  Ce n’est pas au public de financer la promotion d’un album mais à l’éditeur qui, s’il a signé, doit croire au projet. Tenter le « buzz » via le crowdfunding était légitime (je reste intimement persuadée que Dargaud n’a jamais souhaité se désengager de Pleine Lune, et je salue même leur excellente attitude à mon égard suite à l’arrêt de la série). Mais cela envoie un mauvais message, et je me demande même si ce n’est pas contre-productif. Car si les gens pensent que l’éditeur lui-même n’est pas convaincu, que ce soit ou non la réalité, qui le sera à sa place ?
– 
Certains artistes talentueux ne trouvent jamais d’éditeur, de producteur, de distributeur, de mécène. L’argent ne poussant pas sur les arbres, à moins que vos finances ne vous permettent de multiplier les participations, je pense que ce sont ces gens-là que vous devriez aider. Parce que l’exception culturelle française ne fait pas la diversité, loin de là. Mais la diversité, vous pouvez la favoriser par votre curiosité, vois choix et, oui, votre argent. Ulule, Sandawe, Kiss Kiss Bank Bank, Touscoprod et d’autres regorgent de beaux projets dans tous les domaines. Ne vous laissez pas éblouir par les fausses promesses et le fantasme de collaborer avec les « stars » qui n’ont aucune idée de votre existence et ne sont absolument pas impliquées dans les stratégies de promotion. Le crowdfunding n’est pas une collaboration artistique. C’est un financement, qu’il soit contre bénéfices ou relevant de la pure générosité. Alors soutenez ceux qui en ont besoin. Et qui vous en seront reconnaissants.

Voilou. Il ne me reste plus qu’à remercier les édinautes qui ont participé à la réalisation de l’album et avec qui on s’est bien marrés. A une autre fois j’espère.

Et, à tous, à bientôt dans une prochaine note pour de meilleures nouvelles.