05 mar 2011 Mauvais genre

Suite de l’exhumation des notes passées à l’as dans le crash des serveurs de mon hébergeur. Celle-ci m’avait valu mon (très relatif) record de commentaires.

L’article du Journal du CNRS, revue de vulgarisation scientifique gratuite et fort passionnante, nettement plus argumenté que mon petit blabla, est donc disponible en cliquant sur ma prose. La partie qui nous préoccupe ici commence en p7 (l’Alibi de la nature). Je vous conseille également de parcourir les livres de Catherine Vidal, neurobiologiste à l’Institut Pasteur, qui a énormément vulgarisé sur le sujet. A mon grand regret, elle a moins vendu que John Gray.

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4 Responses
  1. Isabelle dit :

    Ouais j’avais vu ça :/
    Ou comment récupérer des morceaux hors contexte d’études scientifiques et les interpréter en partant du principe que les différences sont innées. Parfois, les chercheurs le font eux-mêmes, alors pourquoi se gêner ?
    La méfiante en moi, celle qui préfère être parano que crétine, se dit qu’il doit quand même y avoir une volonté collective de ne pas entendre la réalité.

  2. Les plus anciennes tombes qu’on connaisse datent d’environ 100 000 ans, donc de la préhistoire. Dans la plupart, et quelque soit la région où elles ont été découverte, les archéologues se sont rendus compte que les hommes étaient enterrés avec des armes et les femmes avec des bijoux, voire des ustensiles de cuisine.
    S’il y a idée reçue sur la différence entre hommes et femmes, elle n’est pas récente..

  3. Isabelle dit :

    C’est bien là qu’est le noeud du problème :/

    Je ne suis pas anthropologue, mais ces tombes me semblent témoigner essentiellement d’une différence de fonctions dans la société, celle-ci se justifiant pleinement par les différences de capacités physiques entre hommes et femmes (bien réelles et incontestables). On rejoint complètement l’étude, qui suppose que les ségrégations successives ont conditionné les goûts et les préoccupations. Il faudrait les lire plus en détail pour en connaître précisément les mécanismes supposés (je me suis pour l’instant cantonnée à la partie neurosciences).

    De là, deux soucis plus « sociaux » :
    - le conditionnement perdure dans une société qui ne le justifie plus (même si ça évolue),
    - et, mais on sort du sujet, même les différences innées ne sont, scientifiquement, que des moyennes, et ne devraient pas empêcher de juger chaque individu à l’aulne de ses propres capacités. La sélection « naturelle », si j’ose dire, fera le reste : à accès égal, il y aura toujours plus de gros mecs baraqués que de petites donzelles de 50kgs chez les déménageurs ;)

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